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Pour celles et ceux qui ne le savent pas, je mange sans gluten et sans lactose depuis quelques années maintenant. Certaines personnes me suivent parce que j’ai des intolérances et parce que mes recettes peuvent leur donner des idées de repas. C’est mon but premier sur le blog et mon compte Instagram : vous montrer que c’est possible de manger sain et gourmand avec des intolérances, mais pas que. Peut-être que cela peut vous donner également envie de cuisiner autrement, même sans avoir d’intolérances, afin de réduire votre consommation de lait par exemple. Si vous saviez le nombre de personnes (surtout au tout début) qui me faisaient la réflexion : « Mais tu ne manges plus rien en fait ? », « Ça doit être horrible de ne plus pouvoir manger ça ou ça… ».

Alors, aujourd’hui, je vous partage mon expérience après plusieurs années d’alimentation sans gluten et sans lactose. Je vous partage également tous les conseils que j’aurais aimé recevoir au début de mon changement alimentaire. 

Mon expérience et mes intolérances

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Mon intolérance au lactose

Si j’ai décidé de ne plus manger de lactose, c’est avant tout pour ma santé, plus que par choix. Même si maintenant avec le recul et tout ce que j’ai pu apprendre avec la naturopathie, je ne retournerais pas en arrière et je ne changerais pas mon alimentation. 

Comment le changement s’est-il fait ? Tout d’abord, j’ai découvert mon intolérance au lactose en 2014, lorsque l’on m’a diagnostiqué une maladie auto-immune (la RCH). Je l’ai découverte seule par mes propres recherches. Si j’avais dû écouter les médecins qui me suivaient à l’époque, je pouvais manger ce que je voulais sans que cela ait un impact sur mes intestins. J’aurais dû également me bourrer de médicaments et souffrir à vie sans en savoir réellement la cause… C’est donc comme ça que j’ai commencé à m’intéresser aux méthodes un peu plus naturelles. J’ai lu pas mal d’articles, de livres à ce moment-là. J’avais besoin de trouver des réponses ailleurs et par moi-même, car la médecine conventionnelle ne me les donnait pas. À cette époque (oui, on dirait que je parle de ça comme si j’avais 60 ans ahah), les régimes alimentaires sans lactose n’étaient pas aussi « à la mode » que maintenant. Peu d’alternatives existaient donc pour les personnes intolérantes comme moi.

La transition a été très longue. J’arrêtais de consommer du lait pendant quelques semaines et quand ça allait mieux, j’en remangeais (car je craquais, je mangeais à l’extérieur, je pensais que ça s’améliorait…). Erreur ! Je retrouvais à chaque fois mes douleurs intestinales et l’inflammation due à ma maladie. J’ai donc mangé comme ça durant deux ans. A cette occasion, j’ai appris à cuisiner par moi-même, mais je ne mangeais pas forcément très sainement pour autant.

Mon intolérance au gluten

En 2016, la psychologue qui me suivait (je souffrais tellement que cela avait un impact sur mon mental), m’a conseillé d’aller voir une naturopathe pour mes douleurs au ventre. J’ai donc suivi ses conseils et découvert un autre monde : la naturopathie. J’ai enfin compris pourquoi j’avais cette maladie, pourquoi j’avais ces douleurs et d’où cela provenait. Mon alimentation, mon hygiène de vie globale, le stress… avaient tout simplement rendu mes intestins poreux et entretenaient donc l’inflammation de ma maladie. Je devais prendre soin de mes intestins et de mon microbiote. J’ai commencé, à partir de ce moment-là, à manger sans gluten.

Ce rendez-vous a totalement changé ma vie, car c’est à la suite de cela que j’ai décidé de mettre entre parenthèses mon envie de bosser dans la communication. Je me suis lancée dans des études de naturopathie pour comprendre, apprendre et accompagner mon corps tout en douceur.  Aujourd’hui, je mange donc sans gluten et sans lactose, car j’ai une sensibilité au niveau de mes intestins. La maladie auto-immune fait partie de moi et peut se réveiller lorsque je suis très stressée ou que je vis un événement stressant. Je fais donc attention par choix, mais aussi, et surtout, par nécessité : mon corps ne produit plus les enzymes qu’il faut pour digérer correctement le lactose et le gluten. 

Pour autant, je ne me prive pas, je me fais plaisir, je sors, je découvre de nouvelles adresses. Je mange juste différemment de certaines personnes. Je dois dire que je mange aussi plus sainement qu’avant. Loin de moi l’idée de vous dire qu’il est mieux pour votre corps de manger sans tel aliment ou non, bien au contraire. Mais peut-être qu’à travers mes mots et mon expérience, vous pourrez évoluer vous aussi, si vous avez des soucis de santé. Ne restez pas avec des douleurs ou des maux, écoutez-vous et accompagnez votre corps avec respect et douceur !

Mes conseils pour manger sans gluten et sans lactose

Si vous avez des intolérances (ou non d’ailleurs) et que vous vous demandez ce que vous allez manger, n’ayez pas peur ! C’est un questionnement tout à fait normal. Dans la société actuelle, on a appris à manger des pâtes, du fromage, du pain, des gâteaux industriels, du matin au soir et ce depuis que nous sommes touts petits… Bref, c’est logique que l’on se sente perdu si, du jour au lendemain, on nous demande d’arrêter ou de diminuer tout cela. Et pourtant, sachez qu’ils existent plusieurs alternatives au lactose et au gluten.

Je ne vais pas vous faire un récapitulatif ou un article dédié sur comment trouver des alternatives. Cependant, je tiens à vous partager ce que j’utilise régulièrement comme ingrédients de substitution.

  • Pour remplacer le gluten : j’utilise le riz, le sarrasin, le quinoa, les oléagineux, la coco, les fécules (comme le tapioca ou l’arrow-root), la châtaigne, le millet… J’exclus l’avoine (que je ne digère pas), même si je sais que cela existe sans gluten. Je ne consomme que très peu peu de maïs. Je rajouterais aussi que l’on peut utiliser les farines de coco, de souchet et j’utilise pas mal d’oléagineux sous forme de poudre.
  • Pour le sans lactose : j’utilise principalement les laits de riz, coco, amande et pareil pour les crèmes (je n’aime pas celle au soja). Pour le beurre, je le remplace la plupart du temps par de l’huile d’olive, de coco ou de la purée d’oléagineux. Et pour le fromage, je le remplace par le faux-mage à base de noix de cajou.

Soyez curieux(ses) avec votre alimentation

Lisez des articles, des livres sur le sujet, apprenez à lire les étiquettes (car le gluten et le lait se cachent partout), achetez des livres de cuisine pour apprendre à faire à manger par vous-même et redécouvrez le goût des vrais aliments. Je pourrais vous faire un article un peu plus détaillé sur mes lectures et vidéos qui m’ont énormément appris. Mais les deux livres que je retiendrais sont les livres de Marion Kaplan et de Thierry Souccar. 

Que vous ayez des intolérances ou non, pour votre santé, il est toujours intéressant et important de s’informer, de comprendre les mécanismes du corps, d’apprendre à cuisiner par soi-même. Je ne peux que vous conseiller le magazine Naturelles qui est un magazine dédié à la naturopathie. Mais aussi, les petits livrets qui sont disponibles gratuitement dans les magasins La Vie Claire et qui traitent de différents sujets sur la santé et l’alimentation. Vous pouvez aussi découvrir de façon plus ludique la naturopathie avec la Naturobox. Pour les recettes, vous pouvez retrouver mes différentes recettes sur le blog dans des livres de cuisine. 

Prenez du plaisir en cuisine

Non, manger sans gluten et/ou sans lait ne veut pas dire se priver ou encore manger sans saveur. C’est pourtant ce que la plupart de mes proches ont pu penser… Et je les comprends, car j’ai pensé la même chose au début de ma transition alimentaire. Alors, oui manger sans gluten et sans lactose veut dire que l’on doit abandonner certains aliments, ça bouscule les habitudes… Mais cela veut dire qu’on va les remplacer par des nouveaux ! C’est l’occasion de faire de belles découvertes. En changeant d’alimentation, j’ai découvert les purées d’oléagineux, les farines sans gluten, les huiles végétales (comme la cameline, le chanvre…)… Et surtout, j’ai aussi appris à cuisiner et à aimer ça ! Prenez du plaisir à découvrir des nouveaux aliments, ils en existent tellement dans les magasins bio. N’hésitez pas à acheter des livres de cuisine pour tester de nouvelles recettes ou à vous rendre sur des blogs culinaires. Lorsque je me rends dans de nouvelles adresses food, je n’hésite pas à poser des questions sur les ingrédients, les recettes… Forcément, le restaurant ne va pas vous partager la recette, mais cela peut vous donner des idées sur les associations, les saveurs, à reproduire chez vous… Au fur et à mesure, vous faites vos propres recettes et vos propres compositions, le tout adaptées à vos exigences.

Ne cherchez pas à avoir la même chose qu’avec le gluten ou le lactose

C’est ce que l’on recherche au début, pour se rassurer, un peu comme lorsque l’on devient végétarien ou vegan par exemple. On souhaite retrouver le goût d’avant, que l’on connaît si bien. Cela peut être intéressant au début pour la transition, mais après il faut essayer de se détacher de tout cela, car ça peut très vite devenir frustrant. Lorsque j’achète du lait végétal, je ne cherche pas à avoir le même goût ou la même texture que le lait de vache. C’est d’ailleurs tout simplement impossible. Par contre, je découvre de nouvelles textures et de nouveaux mélanges. Prenez cela comme une chance de pouvoir vous ouvrir à une autre alimentation !

Écoutez votre corps et vos envies

Je parle bien évidemment ici des intolérances et non des allergies alimentaires. Mais si vous faites un écart durant une soirée ou quelques jours, car vous en avez envie… ne culpabilisez pas ! Profitez si vous le souhaitez et accompagnez votre corps en douceur les jours d’après (avec une monodiète ou un jeûne intermittent par exemple). Une des erreurs que j’ai faite lorsque j’ai changé d’alimentation (et que j’étais malade), c’était de me priver d’énormément de choses, car je n’osais plus rien manger par peur de souffrir. Je me retrouvais à manger tout le temps la même chose, j’étais malheureuse et je ne prenais même pas de plaisir à cuisiner. Il ne faut donc pas avoir peur de se faire accompagner si l’on a réellement des intolérances et que l’on n’arrive pas à trouver un équilibre. Un ou une naturopathe peut très bien faire l’affaire.

Mangez à l’extérieur pour varier !

Lorsque l’on mange à l’extérieur, que ce soit dans un restaurant, chez des ami(es) ou dans sa famille, il ne faut pas avoir honte de sa situation. Expliquez les choses clairement. Si vous saviez le nombre de fois où je n’ai pas osé dire que j’avais des intolérances de peur que l’on me juge et où je me suis rendue malade… C’était au travail, je me prenais souvent des réflexions, du coup, je mangeais ce qui nous était proposé et j’étais malade les jours restants de la semaine. Il s’agit donc d’un travail d’acceptation. On a une alimentation différente des autres, on l’assume et on explique aux autres que si l’on mange comme ça, c’est par choix (que cela soit parce que l’on est malade ou non, on peut très bien le faire par conviction). De toutes façons, ça ne regarde personne !

Mon conseil : cuisinez avec vos proches ou vos amis afin de leur montrer que ce que vous pouvez manger est aussi très bon. Vous pouvez également les emmener manger dans un restaurant qui propose des produits sans gluten ou sans lait. Et si vous vous désigniez pour ramener le dessert lorsque vous êtes invité quelque part ? 
Lorsque je me rends chez des ami(es), ils sont maintenant au courant, donc je prévois toujours de quoi cuisiner. Sinon, si je suis invitée, je préviens à l’avance, afin que l’on me fasse un plat spécial. Si ce n’est pas possible, je ramène mon propre plat. C’est aussi simple que ça !
Pour les repas à l’extérieur, il existe de plus en plus d’adresses pour les intolérants. Il y a aussi pas mal d’alternatives à la carte des « restaurants classiques ». Personnellement, j’ai plusieurs adresses où je sais que je peux m’y rendre les yeux fermés. 

Si vous vous rendez dans un restaurant pour le première fois et que vous hésitez sur les choix disponibles, appelez à l’avance. En général, ils essayent de s’adapter. Vous pouvez aussi demander la carte des allergènes (qui est obligatoire). 

Avez-vous des intolérances ? Est-ce facile pour vous de vivre avec au quotidien ?

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Commentaires

  • Audrey
    2 février 2020

    Coucou
    Ton article est très intéressant. Ce n’est pas toujours évident de devoir réadapter son alimentation, mais en effet quand il le faut, il ne faut pas hésiter.
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

    Répondre
  • bypipelette
    3 février 2020

    Coucou =) Je trouve ton article super intéressant ! Comment as-tu su exactement que tu avais une intolérance ? Les douleurs intestinales seulement ? Ou avais-tu toujours le ventre gonflée etc ? Passé un moment, je trouvais que je digérais mal… Le ventre très souvent gonflé après les repas etc Ma médecin m’a toujours dit que ce n’était pas une intolérance ou autres. Je ne consomme plus de lait de vache – bien que je mange encore des produits laitiers mais le vrai lait en brique et en bouteille c’est fini. J’ai diminué aussi le pain… Je ne pense pas souffrir d’intolérance mais c’est toujours intéressant de connaître l’avis de ceux qui le subisse.

    Répondre

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